M H. Gobert

Technique de la Mémoire

 Comment j'ai créé " Technique de la Mémoire "

Appelé par mon métier d'Expert d'Art à retenir de très nombreux faits, noms propres, dates, je me suis rendu compte, un jour où je faisais des recherches à la bibliothèque des Arts Décoratifs, que ce travail était une perte de temps, puisque je venais y chercher des renseignements qui m'avaient été fournis autrefois à l'Ecole du Louvre.

Cherchant à augmenter ma mémoire, je me dis que le terme "Mnémotechnique" créé par les Grecs bien avant notre ère, devait avoir une signification et les recherches sur la mémoire devinrent alors mon violon d'Ingres.

Pendant huit ans, j'ai travaillé sur les textes les plus divers, anciens et modernes, français et étrangers et, petit à petit, je me suis constitué une méthode personnelle, dont les résultats m'étonnaient moi-même, laissant stupéfaits les parents et amis auxquels je montrais qu'ils avaient, sans s'en douter, une mémoire excellente, mais qu'ils ne savaient pas s'en servir.

Je suis chaque jour étonné de constater que l'on considère la mémoire comme un don, et cela, même dans l'Enseignement. J'avais aussi, il est vrai, cette opinion fausse autrefois. Je me suis rendu compte qu'elle n'est pas plus un don que la lecture ou l'écriture, mais qu'un enseignement rapide et bien conduit permet de réaliser d'incroyables performances.

Un article que l'on me demanda pour la Revue du C.N.O.F. (Comité National de l'Organisation Française), puis une conférence faite à ses membres, attira en 1954, l'attention de nombreux ingénieurs et chefs d'entreprises qui comprirent, alors, à quel point le développement sérieux de la mémoire pouvait présenter d'interêt dans le monde des affaires : gain de temps, précision, prestige, apprentissage accéléré, etc.... d'où gain d'argent.

Des revues spécialisées et des journaux me demandèrent des interviews, la radio et la télévision me presentèrent au grand public; des cours oraux et par correspondance me permirent de satisfaire la curiosité legitime des personnes sentant l'impérieux besoin de développer ou de voir renaître une mémoire insuffisante ou défaillante.